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bienvenue sur mon blog. j’y donne mon avis sur l’actualité économique et politique ainsi que mes opinions boursières sur les valeurs européennes. blog a propos « préc. point mensuel (mois de juillet) sur notre sélection de « valeurs anti crise ». publié le 9 juillet, 2009 dans conseils boursiers . 0 commentaire depuis le 10 juin , date de notre dernier point mensuel, alors que le cac 40 baisse de 8,7% et l’euro stoxx 50 de 7,5%, opap baisse de 11,1% et g df suez de 9,6%. vivendi surperforme le marché, le titre ne perdant que 3,7%. en moyenne, notre sélection baisse de 8,1%, baisse en ligne avec celle du marché. sur le mois, opap a souffert de la décision de l’etat grec de soumettre les jeux de hasard à un nouvel impôt égal à 10% des gains effectués. nous décidons de conserver le titre, considérant que cette nouvelle ne devrait pas remettre en question l’appétence des grecs pour les jeux de hasard. gdf suez a continué de subir la défiance des investisseurs quant au secteur des « utilities », dans un contexte d’intensification de la tension règlementaire. enfin, la performance de vivendi , bien que relativement supérieure à celles des indices de référence, reste plombée par le manque de visibilité de sa politique de croissance externe. vivendi s‘est en effet dit intéressé par les activités africaines du koweitien zain. le marché craint qu’une telle opération risquerait de tendre la structure financière du groupe et de remettre en cause sa notation « investment grade » (même si le groupe précise vouloir conserver cette notation et maintenir le montant de son dividende). nous maintenons aussi nos positions sur gdf suez et vivendi, leurs valorisations actuelles n’intégrant en rien leurs qualités défensives. dans l’attente de la revalorisation des valeurs défensives qui tarde, nous initions une ligne bigben interactive (code isin : fr0000074072 ; capitalisation boursière de 64 m€). bigben interactve est à la fois fabricant et distributeur d’accessoires pour consoles de jeux vidéo (67% du ca en 2008) et distributeur de jeux vidéos avec ou sans exclusivité (33% du ca en 2008). au 31 mars 2009, le groupe a réalisé un ca de 98,5 m€ en croissance organique de 17%, ce qui est remarquable dans le contexte actuel. sa marge opérationnelle courante ressort quant à elle à 18%, contre 13,9% sur l’exercice précédent. sa structure bilancielle est saine avec un ratio dette nette sur fonds propres de 17% au 31 mars 2009. le groupe est présent sur un secteur porteur en croissance, notamment du fait des succès commerciaux des consoles lancées ces trois dernières années (les nintendo wii et ds en particulier). il envisage aussi de se diversifier dans la fabrication d’accessoires pour téléphones portables et lecteurs mp3, ce qui pourrait faire office de nouveau relai de croissance dans les années qui viennent. il devrait aussi bénéficier de l’amélioration de son mix d’activité grâce à la forte croissance des produits édités en propre (plus de 40% ces deux dernières années), plus contributeurs en termes de marge que les produits distribués sans exclusivité. ces arguments nous amènent à penser que la croissance organique de big ben interactive devrait bien résister alors que sa rentabilité pourrait continuer de s’améliorer. au cours actuel de 6,5€ (au 9 juillet 2009 à la clôture), le titre se traite 0,7x son ca 2009e et 5,4x ses bénéfices 2009e, niveaux particulièrement attrayants au regard de sa solidité financière et de sa présence sur des marchés porteurs. nous visons donc 10€, soit un potentiel de 54% par rapport au cours actuel. secteur automobile : quels constructeurs sortiront vainqueurs de la crise ? publié le 15 juin, 2009 dans conseils boursiers . 0 commentaire en plein cœur d’une crise structurelle que le ralentissement économique ne fait qu’amplifier, le secteur automobile doit se réinventer. la nécessité de réduire les émissions polluantes et la hausse durable des prix du pétrole (le secteur contribue à 20% des émissions de co2 et à plus de 60% de la consommation mondiale de pétrole) rendent son modèle économique obsolète. la renaissance du secteur sera probablement environnementale avec comme point de départ la création, puis la diffusion commerciale, de véhicules fonctionnant à partir de « technologies propres » : des véhicules « hybrides rechargeables » (ou « plug in hybrid » ; non encore commercialisés, ces véhicules seront équipés de batteries rechargeables indépendantes des moteurs à combustion) suivis de véhicules entièrement électriques. dans ce contexte, les constructeurs vainqueurs seront ceux qui maintiendront leurs dépenses de recherche & développement, en dépit de la crise, pour bâtir une stratégie de long terme de réduction des émissions polluantes. voici les raisons pour lesquelles nous pensons que les constructeurs haut de gamme, bmw et daimler en tête, semblent être mieux positionnés que les constructeurs généralistes pour faire face aux mutations structurelles de l’industrie. pénalisés par des taux d’émission de co2 élevés (170 g/km pour bmw et 181 g/km pour daimler, contre seulement 141 g/km pour peugeot et fiat et 146 g/km pour renault en 2007), les constructeurs haut de gamme sont, à première vue, en mauvaise posture pour atteindre l’objectif fixé par la commission européenne d’un taux moyen d’émission de co2 de 120 g/km à horizon 2015 pour l’ensemble des véhicules de tourisme neufs. en réalité, les constructeurs haut de gamme bénéficient d’une avance technologique non négligeable qui les avantagera dès que la commercialisation de véhicules à base de nouvelles technologies sera effective, soit probablement à partir de 2010-11 pour les véhicules « hybrides rechargeables » et dès 2015 pour les véhicules entièrement électriques . pénalisés par leurs véhicules polluants, ils ont vite compris que les mesures de court terme permettant de réduire les émissions des moteurs à combustion, notamment le « downsizing » (technique qui améliore le rendement des moteurs, c’est-à-dire leurs rapports taille/puissance) et le « micro hybrid » (ou « stop&start ») leurs seraient bien insuffisantes pour se conformer à la nouvelle réglementation. ils se sont alors appuyés sur leurs marges élevées, tout du moins jusqu’à la fin du troisième trimestre 2008, pour construire une stratégie environnementale de long terme. ainsi, bmw investit depuis plusieurs années dans l’hybride et dans la technologie hydrogène. le constructeur bavarois entend commercialiser des modèles « full hydrid » (bmw x6 et série 7) dès la fin de l’année 2009 et a déjà, en 2007, commercialisé en production limitée des séries 7 fonctionnant à l’hydrogène. de son côté, daimler bénéficie d’une avance non négligeable en matière de technologie tout électrique et investit dans l’hybride essence et diesel. d’ici la fin 2009, le groupe envisage de commercialiser une smart électrique et une classe s hybride. par ailleurs, le constructeur vient de prendre une participation de 10% dans le constructeur californien telsa motors qui fabrique des véhicules électriques de sport (dont les caractéristiques techniques sont exceptionnelles : autonomie de plus de 360km pour des performances sportives comparables aux modèles essences), confirmant ainsi son intérêt stratégique pour la technologie tout électrique. a l’inverse, les constructeurs généralistes, en dehors de renault, se sont majoritairement focalisés sur des technologies de court terme abaissant la consommation des moteurs essences et diesels traditionnels (« downsizing », « micro hybrid »…). ils affichent désormais un certain retard en matière de technologies hybrides et électriques. preuve de ce retard, aucun de ces constructeurs n’envisage de commercialiser de véhicules « full hybrid » avant 2011, contre 2009 pour bmw et daimler. psa , l’un des premiers constructeurs à avoir mis sur le marché un véhicule « micro hybride » (citroën c3 stop&start commercialisée en 1999) vient en effet de remettre à plus tard son objectif de commercialiser en 2010